L'ÉCHANGE
AVEC LE LYCÉE JEAN GIRAUDOUX
DE CHÂTEAUROUX
Pilar Requena Méndez
Juan Miguel Morales González
Cette année on a fait un échange entre les élèves de français du lycée Generalife de Grenade et les eleves d'espagnol du lycée Jean Giraudoux de Châteauroux.
L'objectif global de cette activité qui nous intéresse est découvrir l'espace commún entre les ados français et les Espagnols, en vue de caractériser la citoyenneté européenne. Pour cela, on a parlé (et on continuera á discuter quand les Français viendront ici) de quatre sujets: la vie quotidienne, les loisirs, l'amitié et l'amour, et la liberté.
Cela veut dire que ce qui va caractériser la culture européenne de futur, ce sera la somme des diferentes cultures qui forment maintenant l'Europe. Nous devons trouver les différences et les similitudes entre les français et les espagnols.
Pour qu'il n'y ait pas de problèmes, en premier lieu, ici en Espagne, on a travaillé les quatre sujets proposés en lisant des textes, en discutant avec nos camarades...et on a donné nos conclusions aux français.
Juste après, on va raconter tout ce que les Espanols, nous avons vécu pendant notre séjour en France: nos expériences, la vie en famille, les amis nouveaux.
D'abord, on doit dire qu'on a passé de bons moments avec les Français à tel point qu'on ne pourra jamais oublier ce voyage. On s'est amusé en même temps qu'on a amusé appris beaucoup de français pusqu'o a dû se débrouiller tous seuls. De la même façon, on espère qu'ils s'amuseront tout au moins autant que nous.
L'échange
a furé dix jours, du 3 au 13.
Mercredi (le 3 novembre), le matin, à Grenade, on est monté dans l'avion qui nous a emmenés jusqu'à Paris, en s'arrêtant à Madrid. Alors...
- On part deja! On part déjà!! C'est super!
On va beaucoup s'amuser! Vous n'êtes pas nerveux?!.
- Mais si. Je ne peux pas croire que ce moment est en fin arrivé.
- ...il faut se calmer. Vous êtes prêts? On va partir dans quelques
minutes.
- Oui, oui, oui...On arrive.
Après un voyage fatigant en bus de Paris à Châteauroux, on est finalement arrivé à cette ville, où nos familles françaises nous attendaient à la porte du lycée. Au début on avait peur et honte puisqu'on ne connaîssait pas nos correspondants...
- Tu vois cette fille blonde? Je pense que c'est ma correspondante.
- Et le mien? Tu le reconnaîs? Je ne porte pas mes lunnettes.
- Euh...je ne sais pas. Je ne me rappelle plus qui est.
Peu à peu, chacun est parti avec sa famille. Alors, nous avons tous pensé que le pire commençait: on était fatigué, on voulait prendre una douche, les Espagnols nous manquaient, on ne comprennait pas vraiment ce que nos familles françaises essayaient de nous dire...C'était terrible.
Le
lendemain, matin, on a eu le temps de cohabiter avec nos correspondants. Comme
ça, on s'est connu un peu plus et on a commencé à découvrir
la culture française: la langue, la vie en famille, les expressións
qu'on utilise dans la vie quotidienne et tout cela.
L'après-midi on s'est rencontré devant l'office du tourisme a 14., pour faire une visite guidée de Châteauroux...
- Comment ça va chez toi?
- Très bien. Ma famille est géniale. Je me suis sentie très
bien accueillie. Et la tienne?
- Euh..Ben, je ne suis pas très contente. Mais j'espère que
ça va s'améliorer.
On a connu la ville qui était petite mais jolie. On a visité deux églises baroques et plusieurs châteaux. N'oublions pas le Château Raoul, qui donne le nom à la ville. On a été aussi dans un couvent franciscain qui était devenu un musée d'art moderne.
Plus tard, on est allé à "Packman" pour boire un chocolat en même temps qu'on a pu connaître les autres français qui n'étaient pas nos correspondants.
Le vendredi, on est allé visiter Nohant, où se trouvaient la maison de George Sand et le Château de Sarzay. On a pris le repas là tous ensemble et c'est pour cela qu'on a pu rire, rire et rire. Le soir, quelques-uns ont pu faire la fête en boîte. Les sorties en France sont assez différentes comparées avec les notres. Les Français sortent moins que nous à cause du temps et des horaires. Même si la musique est la même, ils préfèrent le rap. Cependant, ils dansent d'une autre façon
.
On a passé le week-end en famille; chacun a fait des choses différentes. Il y a des gens que sont allés à Disneyland; d'autres ont visité le Futuroscope. Il y avait des familles qui ne pouvaient pas nous emmener à l'extérieur, donc on a dû rester à Châteauroux et o a pu aller à una exposition de fleurs, au bowling, à la piscine...
- Qu'est-ce que tu as fait samedi?
- Oh! Je suis allée au Futuroscope. Cela a été genial!
Et toi? Tu as fait quoi?
- Je suis resté à Châteauroux et je suis allé au
bowling. On s'est beaucoup amusé. J'ai connu aussi des amis de mon
correspondant qui étaient vraiment sympathiques.
Le lundi on a passé toute la journée au lycée. On a connu les profs, les camarades, les sujets, la méthode de travail, etc. Les Espagnols, nous avons été surpris des installations du lycée qui étaient trop grandes. Il y avait, par exemple, un foyer, une salle de televisión, plusieurs coins fumeurs, une bibliothèque avec des ordinateurs pour utiliser Internet...
D'autre part, nous pensons que le niveau des cours en France est un petit peu plus bas qu'en Espagne.
Ce jour-là, on a déjeuné à la cantine avec tous les Français. Après, on a encore eu deux cours, et finalement tous les participants de l'echange, nous nous sommes reunís por discuter des sujets qu'on avait choisi avant. On s'est rendu compte que l'espace commún entre les deux cultures était plus grand que ce qu'on avait pensé au debut.
Le
soir, les Français ont organisé una fête pour nous. Le
directeur de Jean Giraudoux nous a souhaité un bon séjour et
Carmen, notre professeur, les a remercié de leur accueil. On a mangé
beaucoup de choses typiques de la región et qui avaient été
prepares par nos familles. Finalement, les espagnols, nous avons dansé
"sevillanas".
- Tu t'ennuies?
- Oh, non, pas du tout.
- Tu veux danser avec moi?
- Non, je danse très mal.
- Mais ce n'est pas grave. C'est una fête, pas un compétition
de danse.
Le mardi a été pareil au jour antérieur. On a passé toute la journée au lycée. A la fin de l'après-midi, on a travaillé encore une fois. Le soir, on a eu le temps pour faire des courses et pour se promener en ville.
Le mercredi 10 novembre, on est allé à Bourges, una ville trés belle. On a fait beaucoup de choses là-bas: on a été dans une exposition, on a vu la cathédrale (qui à propos était vraiment magnifique). De la même façon, on a eu le temps de visiter les rues et les magasins de la ville. Dans le car, on s'est beaucoup amusé, parce qu'on avait déjá de la confiance et on chantait et dansait tous ensemble, Espagnols et Français.
Le soir, on est allé à "Radio France Berry-sud". On a eu une entrevue avec un homme. Plusieurs espagnols ont parlé de leurs expériences en France. Et des français aussi.
Le jeudi était notre dernier jour à Châteauroux, donc on était tous très tristes, même s'il y avait quelques-uns qui ne le montraient pas. Le car nous a emmenés jusqu'a Valençay, un petit village situé au fond d'une grande vallée verte. Là, il y avait un château énorme et très beau. On a visité son intérieur et on a appris un peu sur l'histoire française, qui concernait l'époque du château.
Finalement, le soir, on a acheté les cadeaux qui nous manquaient et on a dîné presque tous ensemble.
-
Céline, c'est dommage. Demain, je retourne en Espagne.
- Oui, je le sais et je suis très triste.
- Moi aussi. Tu vas beaucoup me manquer. Mais... ne pleure pas. On se retrouvera
à Grenade.
- Bien sûr, mais maintenant ma chambre va étre trop grande pour
moi seule.
- Moi, je me sentirai aussi très seule à Grenade, parce que
je me suis habituée à être tout le temps avec une amie
et là, je passe beaucoup de temps toute seule.
Et le vendredi est arrivé. On était tous devant le lycée, en attendant le car qui devait nous emmener jusqu'à Paris. Les adieux ont été terribles. Presque toutes les filles pleuraient et personne n'avait envie de partir. Finalement on est parti.
Une fois qu'on était déjà à Paris, on a cherché l'hôtel où on allait passer la nuit, on est s'installé et on est monté dans le métro pour aller â Notre-Dame. Alors, on a visité la Tour Eiffel, le musée d'Orsay et Trocadero.
Il faisait très froid à Paris et quelques-uns se sont enrhumés, mais Paris est très joli et cela nous était égal.
Finalement, la samedi on est arrivé à Grenade. C'est bizarre d'entendre de l'espagnol partout, de revoir les parents, de se mettre sulement une chemise et pas trois pulls...On était, bien sûr, très contents d'être à nouveau avec nos familles mais... en même temps, on avait tous una sensation de tristesse et de solitude incroyable. Et cela s'expliquait parce qu'un échange ne sert seulement à apprendre une autre langue, sinon qu'il crée des liens entre des gens qui habitent très loin. De la même façon un échange nous enseigne que les ados d'autres pays ne sont pas différents de nous et que c'est poss ible que l'humanité arrive à s'entendre un jour.